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Ecrit par Joe Gillian

Buichi Terasawa (寺沢武一)


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Le style Terasawa / les influences

Outre Disney, c’est principalement le grand Osamu Tezuka, père des célébrissimes Astro, Black Jack, Prince Saphir ou Roi Léo, qui aura le plus d’influence sur le jeune Terasawa. Dans la manière de raconter et de découper une histoire, le parallèle est assez évident, à bien y regarder. Terasawa, tout comme son illustre mentor, raconte des histoires dans un style qui se veut simple et facile à suivre, avec un découpage classique et académique. Les éléments se mettent souvent en place les uns à la suite des autres de façon logique et les évènements s’enchaînent assez naturellement, tout en montant petit à petit en intensité, avec d’éventuelles surprises ou rebondissements tout de même. L’essentiel est que ses histoires soient appréciées par le plus grand nombre et pas seulement par un cercle restreint d’amateurs spécialisés. C’est la principale leçon que Terasawa aura apprise auprès de Tezuka.

A côté de cela, le mangaka s’intéresse beaucoup au cinéma, aussi bien les classiques japonais (Akira Kurosawa) que le cinéma étranger, américain ou français notamment. Il a toujours été passionné d’animation, en parallèle. Des références qui influencent très certainement son style, le côté "réalisation" l’ayant toujours intéressé (avant même d’être mangaka), ce que l’on peut retrouver par moment dans ses planches, mais que l’on verra surtout en application lors qu’il se mettra effectivement à ce poste (OAV de Kabuto, OAV de Cobra).

Osamu Tezuka
Osamu Tezuka


Les femmes de Terasawa

Terasawa aime les femmes et il le montre clairement ! En tant que mangaka, il dessine ce qu’il aime et dans le cas des femmes, il les dessine très bien… et courtes vêtues. Du machisme ou du sexisme à outrance ? Pas sûr du tout. Terasawa dessine de la SF, et à l’instar d’un James Bond ou de toute autre œuvre du même genre, c’est ce genre de superbes et souvent mortelles créatures que l’on s’attend à rencontrer. Sur ce point là, on ne peut qu’apprécier l’honnêteté artistique du mangaka, qui ne s’embarrasse absolument pas de la moindre considération féministe. De plus, il faut tout de même remarquer que les femmes de Cobra, dans le plus pur style gekiga, sont particulièrement réalistes et bien proportionnées. Rappelant le style d’artistes tels Boris Vallejo ou Frazetta, elles sont de type américain ou européen (avec l’inspiration de nombreuses vraies personnalités), très éloignées de la pléthore de bimbos aux formes parfois disproportionnées ou aux grands yeux innocents que l’on rencontre dans nombre de mangas japonais.

Terasawa et les femmes
Terasawa et les femmes

Le mangaka reconnaît d’ailleurs une certaine influence (parmi d’autres) du film Barbarella de 1968, adapté de la BD de Jean-Claude Forest, avec la belle Jane Fonda qui inspirera directement la Jane de Cobra. Ceux qui auront vu le film (ou lu les différentes BD) ne seront pas surpris : on avait déjà là une femme adulte et totalement libre, sans complexe ou fausse pudeur…

Alors certes, Terasawa dessine ses héroïnes très souvent en string, paires de bottes en cuir, petit haut minimaliste, et plus ou moins armées (encore que dans ses premières histoires, elles sont plutôt habillées de la tête aux pieds. C'est le cas pour Jane ou Sandra par exemple). On les voit aussi très souvent de dos, surtout les fesses que Terasawa semble particulièrement affectionner (il racontait d’ailleurs dans une interview qu’il possédait de nombreuses photos de « derrières » de françaises, en guise de références). Mais dans les univers SF de l’auteur, cela n’a finalement rien de choquant, surtout qu'hormis cet aspect purement visuel, il n'y a pratiquement jamais de propos sexistes ou déplacés. Tous les autres protagonistes (hommes) n'y prêtent pas plus attention que cela, voire s'en méfient. Cobra le premier car il sait très bien que certaines de ces beautés peuvent s'avérer des plus mortelles, ce que Terasawe exploitera de très nombreuses fois...

Le "Black Sheep Studio"

Buichi Terasawa est né en 1955, ce qui correspond au Japon à l'année du Mouton. De plus, il adore le noir, mélangé avec de l'or ou de l'argent, mais le noir reste sa couleur de prédilection (au point que la très grosse majorité de ses vêtements sont noirs, ayant d’ailleurs du mal à les différencier). C'est donc pour ces 2 raisons qu'il a appelé tout simplement son studio "Black Sheep" (Mouton Noir). Lors de la 1ère édition du manga en N&B dans nos contrée, via Dynamic Visions, une autre interprétation était également proposée dans la jaquette intérieur du volume 10 : black sheep signifiant mouton noir et/ou brebis noir (sheep = mouton et brebis), on peut l'interpréter également comme "brebis galeuse" (ce qui n'a rien de bien flatteur...) pour appuyer sur le fait qu’il possède un style caractéristique et un intérêt marqué pour les techniques de pointes (comme le dessin par ordinateur) ce qui fait de lui un auteur à part au Japon.

Le bureau de Terasawa / Le mangaka à la palette graphique



Enfin, pour l’anecdote, outre des figurines et autres goodies par dizaines, se trouvent dans le Black Sheep Studio une reproduction grandeur nature de Lady, la partenaire de Cobra. On peut d'ailleurs voir certaines photos de celle-ci dans l'art-book "Cobra Girls" ou dans la 3ème édition reliée du manga de Cobra.


Terasawa aux dessins / Lady / Le Mac utilisé par le mangaka



Anecdotes diverses

Terasawa et Moebius
Terasawa et Moebius

Dès le début, Terasawa dessinera des coupes de cheveux très marquantes pour ses héroïnes. L’inspiration viendrait en partie de la coupe "duck air", qui marcha très bien en France (contrairement au Japon).

En 1981, Terasawa voit passer entre ses mains le travail d’un jeune dessinateur encore illustre inconnu à l’époque : Tetsuo Hara. Le futur auteur de Hokuto no Ken (Ken le survivant) venait en effet d’envoyer une histoire, Gendai no Jinsen, à la Shueisha. Terasawa appréciera le talent du jeune homme qui lui trouvera un poste d’assistant aux côtés de Yoshihiro Takahashi, un poste qu’il occupera pendant 2 ans.

Terasawa ne renie absolument pas ses inspirations étrangères et notamment françaises, telle que celle de Jean Giraud alias Moebius, avec qui il pose ci-contre, comme un fan lambda (très certainement lors de sa venue à Angoulême en 1991).

En 1991, le guitariste américain Matthew Sweet reprend des images du film de Cobra pour illustrer le clip de sa chanson "Girlfriend", de l’album du même nom (3ème album de sa carrière). Un autre visuel de Cobra (une Cobra girl) servira pour la pochette du single Divine Intervention, 1er titre de ce même album. Lamu servira également pour un autre clip de ce même album (I’ve been waiting).




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