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Ecrit par Joe Gillian

Les Celluloïds

ou "comment ça marche un dessin animé"



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Se faire flashouiller…

Non non, je ne parle pas des Men in Black, mais on va bien parler maintenant de "flasheuse". Car c’est bien beau d’avoir un dessin sur une feuille, mais comment on passe de ce dessin à son "jumeau" sur un cellulo transparent ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on ne recopie pas un dôga à la main sur un cellulo, c’est une machine qui est chargée de faire ça : une flashseuse (enfin depuis la fin des années 70 / début des années 80 et son invention, car avant il s’agissait bien de recopie manuelle). Il s’agit d’un petit appareil de la taille d'une imprimante qui va reproduire tous les traits dessinés au crayon noir sur le cellulo, et uniquement ceux-là. On plaque pour cela une feuille de carbone entre le dessin et une feuille de celluloïd vierge, et la flasheuse reproduit tous les traits noirs. Nos jolis dessins crayonnés comportent en effet tous les contours principaux en noir et d’autres secondaires dans une autre couleur, souvent le rouge, ainsi que parfois des annotations annexes. Ces traits secondaires sont souvent les délimitations ombre/lumière sur une même zone, par exemple. La flasheuse imprime donc au dos/verso du cellulo tous les traits principaux seulement. Un passage ne dure que 2 ou 3 secondes et après il ne reste plus qu'à oter la feuille de carbonne et rajouter le cellulo obtenu avec tous ses petits frères.

   
   
La flasheuse, où comment reproduire les traits sur un cellulo
(extrait du making-of de Princesse Mononoke)

Par contre, c’est bien sur la face avant, au recto, que vont être rajoutés les traits secondaires. Notre réglette Tap intervient à nouveau, permettant de fixer le cellulo exactement par dessus son dôga attitré. Il ne reste plus qu’à peindre assez finement les traits secondaires, dans les bonnes couleurs finales. On obtient alors un cellulo pas encore peint mais qui est la copie conforme de son dôga.

Et la peinture fut…

L’étape suivante va consister à peindre le cellulo final. Pour rappel, il s’agit bien de peinture, et c’est au dos du cellulo qu’on va l’appliquer, en commençant en général par les couleurs les plus foncées jusqu’au plus claires. Eventuellement certains petits détails bien propres seront fait en premier, par simplicité par rapport à de grands aplats. Pourquoi au dos ? Parce que la peinture aura toujours un aspect bien lisse lorsque l’on regardera le cellulo de face puisqu’elle sera bien "étalée" uniformément au support. Cela a aussi l’avantage que si certaines couleurs débordent sur d’autres, cela ne se verra pas comme c’est au dos. A noter tout de même que certains effets peuvent être rajoutés au recto, comme des reflets par exemple. Il serait en effet trop difficile de les faire au verso en premier sans avoir commencé le personnage. On obtient ainsi une simple image définitive sur fond transparent qui pourra être utilisée par la suite dans une ou plusieurs séquences animées. Le cellulo comporte enfin bien entendu le même code en haut à droite que son dessin crayonné de base.

Peinture au recto   Peinture au verso
Recto et Verso d'un cellulo de Cobra (issu du film)

Sur l'exemple ci-dessus, les yeux ont été peints en premiers (le vert puis le blanc), puis les cheveux et le rouge du t-shirt de Cobra, puis le bleu de son manteau et enfin les 2 couleurs de peau.




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