Cobraworld
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Site non-officiel dédié à "Cobra the Space Pirate"
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"Cobra the Space Pirate"


3. L'Homme de Verre

03 - Shukuteki ! Cristal Boy (L'ennemi juré ! Crystal Boy)
第3話 宿敵! クリスタルボーイ

Suite à une bagarre dans un bar, Cobra fait la connaissance de Jane, une chasseuse de primes, qu’il recroisera un peu plus tard sur sa propre tombe. Mais ils se retrouvent soudainement cernés par une bande de pirates menée par le terrible Homme de Verre qui en a après Jane. Cobra se sert alors de son rayon delta et la jeune femme en profite pour s'échapper. Ils parviennent ensuite à s’enfuir à bord du Psychoroïd, formidable vaisseau modulable qui était caché sous la tombe de Cobra. Jane lui révèle peu après qu’elle est l’une des 3 filles du capitaine Nelson, tué 20 ans auparavant, et que ce dernier avait caché un fabuleux trésor que seuls les tatouages qu’elle et ses 2 sœurs ont dans le dos permettent de découvrir…

Cobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de VerreCobra : L'Homme de Verre



Staff

Scénarii Haruya Yamazaki
Story-Board Makura Saki
Direction technique Shunji Ôga
Dessins clés (genga) Kazuhide Kinoshita, Hironobu Saitô, Hidetoshi Ômori, Atsuko Fukushima, Nobuko Tsukada
Animation (dôga) Yoneko Fukaya, Masahiko Itoshima, Hiroyuki Okuno
Finitions Hokusai, Mieko Idei, Jun'ya Suzuki, Yasuko Gotô
Effets spéciaux Fujio Kobayashi
Décors Kobayashi Production, Mitsuo Korenobu, Yaeko Fukumura, Shinji Kimura, Tadashi Katayama
Photographie Takahashi Production, Tadashi Hosono, Takashi Utagawa, Hisashi Ban, Katsumi Ôta
Ingénieur du son Junichi Nakada
Effets sonores Masakazu Yokoyama
Sélection musicale Yutaka Gôda
Montage Masatoshi Tsurubuchi, Kazuko Takahashi
Titre Hideo Takagu
Chef coloriste Kimie Yamana
Chargé de la Production Makoto Matsumoto

Doublage français

par ordre d'apparition
Danielle Volle Armanoïde
Jean-Claude Montalban Cobra
Georges Atlas Barman
Jacques Torrens "L'animal"
Pierre Fromont Peter le borgne
Catherine Lafond Jane Royal
Serge Lhorca Robot policier
Serge Lhorca L'Homme de Verre
Georges Atlas Pirate agonisant

Doublage japonais

rôles principaux
Nachi Nozawa Cobra
Yoshiko Sakakibara Lady
Toshiko Fujita Jane
Kiyoshi Kobayashi Crystal Boy
Shojiro Kihara Dog (l'Animal)

Diffusions principales

JaponFuji TV - jeudi 21 oct. 1982
FranceCanal+ (Cabou Cadin) - mercredi 6 mars 1985
Antenne 2 (Récré A2) - lundi 23 sept. 1985

Le scénario de ce troisième épisode reprend exactement la trame de son équivalent papier jusqu’à la fuite du cimetière avec le Turtle. Il y a bien entendu des petits ingrédients améliorés ici ou là, mais le seul vrai ajout concerne surtout le combat spatial qu'il y a à la fin de l’épisode. Tout le reste ou presque est calqué sur le manga qui offre là une très bonne base pour l'un des épisodes marquants de la série. Il faut dire que l'on a là l'entrée en scène de Jane, puis celle de Crystal Boy, l'ennemi ô combien héréditaire et emblématique de Cobra. Le scénario original sait être varié, entre la scène du bar, celle du cimetière, celle de la douche et du tatouage... L'enchaînement des évènements se fait comme si c'était naturel et au final cet épisode passe comme une lettre à la poste, surtout qu'à côté du scénario, l'animation et la réalisation sont d'excellente qualité !

Ce troisième épisode est en effet à marquer d'une pierre blanche pour sa réalisation (notons tout de même que Osamu Dezaki s'est aussi chargé personnellement du story-board, tout comme pour l'épisode 1 et le magnifique épisode 4 à venir) ! D'entrée de jeu, tous les codes du western y passent. Outre un plan de la ville sur 5 (!) niveaux, On a droit à la ruelle sombre, l'affiche « Reward », la faune locale qui traine dans les allées, avec un peu tout le monde qui est animé, tout de même, et le saloon bien entendu ! Ce lieu de toutes les rencontres qui symbolise parfaitement le genre d'ambiance que l'on s'attend à avoir dans un nouveau monde en expansion, où certaines planètes sont encore à peine colonisées. C'est le lieu typique par excellence où des êtres de diverses provenances peuvent se croiser. La transition avec Star Wars se fait inéluctablement. Après tout, les aventures de Luke Skywalker, dans l'épisode IV, commencent aussi avec sa rencontre avec Han Solo dans un bar un peu mal famé. Là, la référence va devenir encore plus évidente avec L'Animal qui sort son couteau laser. La suite, c'est bien entendu la rencontre avec la belle Jane, où l'on revient à quelques codes classiques des westerns, très bien repris par Dezaki.

Un très bel épisode, bien animé, bien réalisé, avec tout de même juste 2 plans un brin ratés : l'arrivée de Jane dans le cimetière, où son visage est clairement loupé, et lorsque Cobra dégaine son psychogun quelques minutes plus tard, avec la partie mécanique qui lui remonte bien trop haut au dessus du coude (avec le ralenti en plus, on a bien le temps de le voir). Mais hormis cela, c'est vraiment un très bel épisode, et le début d'une saga vraiment superbe !

Commentaires, anecdotes, références...

Une nouvelle influence du théâtre Kabuki... ou bien française ? Dans le manga, les hommes à la solde de Crystal Boy portent des uniformes du style « cavalerie américaine » (!), rien à voir avec l'anime où, de bleus vêtus, ils sont tous déshumanisés en portant des masques à la chevelure blonde. L'imagerie du démon issue du Kabuki nous est aujourd'hui beaucoup plus familière avec les succès des films d'horreur japonais (avec Ring en tête de gondole), mais la référence vient sans doute aussi d'un autre français : Michel Polnareff ! Le chanteur avec sa tignasse blonde et ses lunettes spécifiques était en effet très populaire encore jusqu'à la fin des années 70, et la référence semble évidente.

Trois mondes s'entrechoquent dans la tête de Buichi Terasawa : l'esprit space-opera de Star Wars, les codes du western européen et l'esthétique de Barbarella en ce qui concerne les jolies filles et plus particulièrement Jane, qui est justement en hommage à Jane Fonda, l'actrice principale de classique du kitch signé Roger Vadim.

Il est du genre susceptible « l'animal », mais il devrait plutôt en vouloir à ses parents (!) : avec un nom comme Dog (en VO), ils ne l'ont vraiment pas gâté ! Toujours dans la version japonaise, Cobra fait preuve d'un vrai mépris en « aboyant » ironiquement devant ce cousin éloigné de Chewbacca. Pas très valeureux tout ça, la VF passe mieux sur ce coup là.

En VO, le générique japonais de la série se fait entendre quand Cobra quitte la ville (en moto puis à pied). Dans notre version française, laisser des paroles en japonais à la télé ne pouvait pas passer, et cela avait donc été supprimé de la bande son.

La tombe du « Captain Cobra » arbore les dates suivantes : 2308-2332. Si ces chiffres sont exacts, Cobra a donc 29 ans si l'on rajoute ses cinq années de « sommeil ». Et nous sommes en 2337. Ceci dit, le manga ne présente pas du tout les mêmes dates : 2303-2355, ce qui donnerait plus de 50 ans à notre héros. La vérité se situe sans doute plus au milieu, avec un Cobra que l'on imagine plus avoir autour de la quarantaine...

La position C qui permet de moduler le Turtle en serpent devient la position D (?) en VF.

Crystal Boy ou Crystal Bowie ? En français, la Némésis de Cobra devient le laconique Homme de Verre. Grand amateur de David Bowie, Terasawa l'a en fait nommé officiellement Crystal Bowie depuis le début des années 2000. A noter que Crystal Boy serait inspiré d'Alain Delon, de l'aveu même de Terasawa, lors d'interviews assez récentes.

Jane s'en plaint à juste titre, ce capitaine Nelson devait être un individu bien singulier (un de plus dans ce monde de fous en fait !) : en collant la carte de son trésor dans le dos de ses filles, il devait bien se douter du danger potentiel pour chacune d'elle ! Surtout qu'aucune ne semble porter un nom d'emprunt destiné à garantir leur sécurité ! Alors si les triplées ont vécu normalement jusque là, y a-t-il eu une fuite ? Mystère. Tué par la Guilde depuis belle lurette, sans visage, Nelson Royal restera énigmatique jusqu'au bout. A noter aussi que ces tatouages sont particuliers... et quand cela arrange le scénario : ils ont en effet la faculté de changer de forme (papillon -> courbes diverses) selon certaines conditions, mais qui sont peu claires. Pour Jane, cela change lorsqu'elle prend sa douche... or la même scène avec Dominique au début de la saga du Rugball ne provoque aucun changement. Mystère donc... Le manga est plus simple à ce niveau, il n'y a que la version "carte" du tatouage, sans aucun papillon...

Par Joe & David


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