Cobraworld
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Site non-officiel dédié à "Cobra the Space Pirate"
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"Cobra the Space Pirate"


1. Le réveil

01 - Fukkatsu ! Psychogun (Resurrection ! Le psychogun)
第1話 復活!サイコガン

Au 24ème siècle, un jeune citoyen, Johnson, se rend un dimanche dans une maison des rêves pour passer le temps. Il rêve alors qu'il est Cobra, justicier sans pitié qui se bat contre les Pirates de l'Espace grâce à son rayon Delta (Psychogun) dissimulé dans son bras gauche. Johnson décide ensuite d'aller dans un casino et pour s'amuser, se fait passer pour "Cobra", celui qu'il a incarné un peu plus tôt en rêve. Là, il va rencontrer l'adversaire qu'il avait combattu dans son rêve peu de temps avant ! Mais était-ce vraiment un rêve ?

Cobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveilCobra : Le réveil



Staff

Scénarii Haruya Yamazaki
Story-Board Makura Saki
Direction technique Shunji Ôga
Dessins clés (genga) Ryûtarô Nakamura, Kôji Morimoto, Hidetoshi Ômori, Atsuko Fukushima, Nobuko Tsukada
Animation (dôga) Keiko Taniya, Harumi Sasaki, Hisao Yamazaki, Yoneko Fukaya
Finitions Hokusai, Hiromi Sudo, Kazue Hiranuma, Yûko Tsukahisa
Effets spéciaux Fujio Kobayashi
Décors Kobayashi Production, Mitsuo Korenobu, Yaeko Fukumura, Shinji Kimura, Tadashi Katayama
Photographie Takahashi Production, Tadashi Hosono, Takashi Utagawa, Hisashi Ban, Katsumi Ôta
Ingénieur du son Junichi Nakada
Effets sonores Masakazu Yokoyama
Sélection musicale Yutaka Gôda
Montage Masatoshi Tsurubuchi, Kazuko Takahashi
Titre Hideo Takagu
Chef coloriste Kimie Yamana
Chargé de la Production Ken Ôzu

Doublage français

par ordre d'apparition
Jean-Claude Montalban Johnson / Cobra
Serge Lhorca Ben le robot
Catherine Lafond Androïde 1
Danielle Volle Androïde 2
Catherine Lafond Hôtesse
Sady Rebbot Jacques Brenlou
Pierre Fromont Videur 1 (le grand)
Jacques Chevalier Videur 2 (le gros)
Jacques Torrens Croupier
Danielle Volle Fille au guichet
Danielle Volle Armanoïde

Doublage japonais

rôles principaux
Nachi Nozawa Cobra
Yoshiko Sakakibara Lady
Osamu Katô Vaiken

Diffusions principales

JaponFuji TV - jeudi 7 oct. 1982
FranceCanal+ (Cabou Cadin) - mercredi 20 fév. 1985
Antenne 2 (Récré A2) - lundi 9 sept. 1985

Cette première histoire reprend son équivalent papier, avec tout de même des changements très notables. Le principal concerne bien entendu la rencontre entre Cobra et Vaiken (Long John) : dans le manga, ils se croisent par hasard sur une route et Cobra tuera le pirate à ce moment là, alors que dans la version animée, Vaiken a une dimension bien plus importante. Nos scénaristes en on fait un gérant de Casino et l'amèneront jusqu'au duel final de l'épisode. Toute la scène du casino est un rajout intégral, bien pensé (l'histoire de base ne permettait pas de faire un épisode complet, ceci dit), qui donne l'occasion de voir ce qu'était devenu Vaiken ces dernières années. Certes la rencontre avec Cobra reste due à un beau hasard, mais sans doute moins finalement qu'en plein milieu d'une route anonyme en bord de ville. Et à la fin, c'est en allant (on le suppose), au hangar de son premier vaisseau (épisode 2) que le duel aura lieu.

Côté animation et réalisation, c'est du grand art, marque de fabrique du duo Dezaki/Sugino ! Et cela donne le ton pour l'ensemble de la série en fait. Dès les premières secondes, on a droit à une animation très vivante, avec très peu de plans vraiment fixes, doublée d'une réalisation inventive, changeante, rythmée, voire déconcertante... On alterne entre des plans de caméra tournoyants (Johnson sur son siège tout au début, la montée en ascenseur – magnifique – dans la maison des rêves, etc.), des angles de caméra improbables avec plongées, contre-plongées (notamment à travers une console d’ordinateur au début) ou des positionnements lointains, comme le passage avec l’oiseau de Vaiken qui observe la scène des hauteurs du bureau (lors de la rencontre Cobra-Vaiken). L’entrée dans le casino avec le robot qui distribue les cartes vers "nous" (scène quil sera réutilisée dans un futur épisode) est aussi très judicieusement bien pensé. Certaines longues scènes ont une animation quasi irréprochables et ne font pas dans la facilité, telles le combat entre le Cobra-ancien et les barbares, ou la montée des escaliers à la fin, lorsque Cobra rentre à son appartement. Dezaki aime bien également appuyer certains moments avec des plans répétés 3 fois (Cobra et Lady à cheval, l’œil crevé de Vaiken par exemple) : cela rajoute à l’intensité et on économise quelques secondes d’animation, soit dit au passage, pour mieux les réinvestir ailleurs. On notera en effet un souci presque exagéré du détail, dans la volonté d’animer vraiment le plus de plans : au début de l’épisode, lorsque Ben propose à notre Johnson d’aller à la maison des rêves, un dernier plan conclue cette introduction avec un train qui passe au loin, dehors… Animation, qu’on vous dit…

Mais le summum en termes de réalisation et d’animation, dans ce premier épisode, se situe à la sortie du Movie Trip. La scène de foule où Cobra a encore la tête plein de rêves est digne d’un film, quasiment en full-animation : tout le monde bouge, dans tous les sens ! Le plan vu de dessous en contre-plongée, via une sorte de galerie de verre, est tout bonnement somptueux. Rien que pour cette minute d’animation (entre la 8ème et la 9ème) et la 15aine de cuts enchaînés, le travail a du être très conséquent.

Que dire également des superbes décors panoramiques multi-niveaux dans Cobra, si ce n’est qu'on en prend plein la vue ! Toshiharu Mizutani et Tsutomu Ishigaki (direction artistique) s'en sont donnés à cœur joie sur Cobra, et ces décors tortueux d'architectes fous ne sont que les premiers d’une longue série.

Enfin parler du travail de Dezaki et Sugino, c'est parler bien entendu de l'utilisation des Harmony-cels, ces superbes arrêts sur image crayonnés. Les premiers arrivent lors du rêve de Cobra, avec un trio de belles femmes, puis on aura la pause bien appuyée avec l'oiseau de Vaiken, au milieu de l'épisode : une pause marquante, qui laisse en suspend une tension palpable. Enfin la scène finale, bien entendu, avec l'affrontement entre Cobra et Vaiken. Un face-à-face simple, un duel presque traditionnel, avec le "choc" vu sous 3 angles (ça aussi c’est assez typique chez Dezaki), et le classique Harmony-cel conclusif. Le tout accompagné de cette musique mythique qui a marqué nombre de fans à l'époque (la Marche Funèbre). Ces Harmony-cels sont là pour marquer les instants les plus forts, ou les plus dramatiques, et cela fonctionne à merveille.

Sans en faire une liste exhaustive, on peut observer une foule de petits détails dans l'animation et la réalisation de cet épisode qui le rendent vraiment très intéressant à suivre (comme par exemple le reflet de Vaiken sur la visière de Ben, avec recul lent de la caméra). On notera par contre ce que personnellement je considère comme un petit défaut (il en faut bien un) : on observe un peu de flou lors du combat entre Cobra et les deux gorilles du casino, dans la cave. C'était sans doute volontaire, mais il y en a un peu de trop et l'effet me semble pour un fois un peu raté, mais heureusement, c'est assez court. Hormis cela, cet épisode met la barre vraiment haute, et ce n'était que le début ^^



Mon avis...

Dès le début la volonté de faire "le maximum" était bien là et on en prend plein la vue ! Au moins, pour un premier épisode, les moyens ont été mis, cela se voit nettement, et dans l’ensemble, Cobra a bénéficié d’un grand soin en termes de réalisation et d’animation. C’est le premier épisode, donc on n’est pas encore dans le cœur de l’action. Pas encore de grand méchant ou de beautés à sauver, mais j’aime beaucoup cet épisode de part cette animation de haute volée, justement. Ce n’est pas l’épisode le plus palpitant de la série, mais il reste tout de même très bon. Les personnages sont bien typés dans leur genre, entre les 2 videurs qui font très "brute et tueur à gage" ou Vaiken en pirate voûté mais avec un petit côté tout de même sympathique. Le côté très naturel et bon enfant de Cobra le rend vraiment attachant.

Commentaires, anecdotes, références...

Ce 1er épisode est une sacrée entrée en matière. Action, révélations, rebondissements, humour... Et comment ne pas penser à Total Recall et au roman de Philip K. Dick dont le film s'inspire ? Même la ville futuriste (New York ?) semble tout droit sortie de Blade Runner (le film est ceci dit sorti en juin 1982 aux US)... Un sacré mélange dickien et des références évidentes pour ce premier épisode.

La question sera du coup posée plus d'une fois : Les aventures de Cobra, qui vont suivre, sont elles le fruit du rêve généré par Trip Movie ? En tout cas, l'énorme désinvolture que peut dégager l'homme au psychogun pourrait le laisser penser, comme si lui seul savait, au fond, que tout était du bidon... Seulement les aventures de Cobra sont tellement longues (vu qu’elles continuent au-delà du 31ème épisode dans le manga papier), que Johnson devrait être littéralement dans le coma pour « vivre » tout ça. Une hypothèse jamais évoquée d'ailleurs par son auteur, que l'on laissera donc au placard.

La guichetière « sans visage » du casino ne paye pas de mine en VF. Par contre, en version originale, ça ne manque pas de piquant, puisque cette employée mystérieuse a une voix masculine (!), on ne va pas troubler le jeune public français avec un personnage transgenre quand même...

Dans la version originale, Lady garde une voix totalement humaine avec une élocution tout à fait normale, la VF modifie cette approche en la faisant s’exprimer avec un timbre robotisé presque monocorde, c'est trompeur, car on apprendra bien plus tard qu'elle est loin d'être un androïde lambda (voir fiche dédiée à Lady). Quand au choix du nom « Armanoïde », il vient du nom japonais de Lady, qui est une "Armoroid" de combat. Une légère modification qui passe plutôt birn. On notera que son apparence peut faire penser à Maria la femme robot de Metropolis, le classique de Fritz Lang.

Et pour le fun, un petit faux raccord juste avant que Armanoïde ne "sorte" du robot Ben : un coup Cobra à son Psychogun de sorti, et la scène suivante ce n'est plus le cas, pour l'être à nouveau peu après.

Par Joe & David


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